Esclavage pour dette (Égypte 592 av. J.-C.)

Assiette exposée au Musée du Louvre, accompagnée de la notice que voici :

Contrat d’engagement pour dette, en démotique
592 av. J.-C. (an 4 de Psammétique II, 26° dynastie)
B
ol en terre cuite

«… Je suis satisfaite de l’argent pour lequel je deviens ta servante. Je suis ta servante… Je ne pourrai plus me considérer comme une personne privée indépendante vis-à-vis de toi, jusqu’à ce que je t’aie remboursé tout argent, tout grain, toute autre chose au monde, avec les enfants qui naîtront de moi, avec tout ce qui m’appartient et tout ce que je vais produire, avec les vêtements que je porte sur le dos… »
(traduction d’après B Menu.)

N.B. Il s’agit d’esclavage en ce sens que la personne endettée devient la propriété du créditeur (elle le remboursera avec tout ce qu’elle pourrait produire, dont ses enfants), même si son maître égyptien avait moins de droits sur elle que n’en auront les maîtres européens et nord-américains sur les esclaves qu’il se procureront par la traite.

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Auteur : Pierre Nicolas

Polygraphe (essai de philosophie politique, romans historiques, blog) après avoir été psychothérapeute, consultant, dirigeant.

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