Team management by mutual devotion

Team management is a multidimensional task. Some parts are beyond your control.
However, on the human side, your influence may be decisive.
Here is the best you can do…

To manage your team by mutual devotion

Strange idea in a professional context, isn’t it?
However so obvious!
In order to achieve  “mutual devotion”…

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Le surréel n’existe que pour les non-surréalistes.

Desnos, chez moi, une admiration de toujours et, ici, des textes de  référence que, le 17 août 2012 sur le site Notionis, je voulais (je veux  aujourd’hui encore) rendre plus accessibles.
Je les relis avec vous.
Comme lui, « j’ai tant rêvé de toi  » et, comme lui, j’en veux aux mots irresponsables, à l’esbroufe  criminelle, à l’ignorance assumée, à la pose de guichets payants à  l’entrée de communs transformés en parcs d’attraction : « Il n’y a qu’une réalité unique, entière, ouverte à tous ».

Le doux, le généreux, l’immensément inventif et très lucide Robert Desnos aura été l’inoubliable héros du Surréalisme.

Le plus sûr guide aussi, comme le montre la maxime qu’on a mise en titre, extraite de son « Troisième Manifeste du Surréalisme », un texte désolé, blessé, qui avance dans la froideur d’une amitié perdue, mais droit vers l’essentiel : la différence qu’il y a entre recevoir et prendre, ouvrir une porte ou un guichet, s’abandonner à ce qu’il y a d’autre en l’homme ou l’accabler de nouveaux dogmes.

Le chemin de ce « Troisième Manifeste » passe par des querelles oubliées. Que ceux qui hésitent traverser ce marais se souviennent que Robert Desnos, avant de mourir, a su aimer

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La possibilité du Nous

Je retrouve ce texte publié le 20 mai 2013 sur Notionis, mon blog précédent…
Texte d’inspiration, ligne de conduite sous-jacente à tout ce que je fais ou cherche, mots oubliés redécouverts, surprenants comme s’ils me venaient aujourd’hui en commentaire aux débats et questions du moment…

La possibilité du Nous

Nous ne sommes pas un parti, ni un groupe, ni un camp, ni une coterie car il n’y a pas de Contre qui puisse nous définir. Et pourtant j’écris Nous alors qu’à cet instant je suis seul à écrire.

Alors pourquoi ?

J’écris Nous parce qu’on ne pense pas seul et qu’il n’est rien que l’on puisse dire à soi. Ce sont les autres qui décident.

Parce que la pensée ne vaut qu’à éclairer l’action et que l’action qui vaut est collective.

Parce qu’ainsi le Nous est déjà là, au cœur même du Je qui pense et qui agit, un Nous en devenir constant.

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Le Messie technologique

À part  Mélenchon, y a-t-il des gens capables de bilocation ?
On le dit de quelques « saints » comme Padre Pio qui, en outre, pénétrant votre conscience au plus profond, vous faisait confesser des péchés que vous vous obstiniez à cacher.
« L’intelligence artificielle » désormais fait aussi bien, plus encore peut-être…

Cette dame est non seulement capable de multi-location mais elle parle votre langue, le japonais par exemple.
N’importe quelle langue… Du moins, celles sur lesquelles on est prêt à investir des millions de dollars.
En outre, convenablement couplée aux réseaux sociaux, elle en sait plus sur vous que vous n’aimeriez.

Et voilà, le grand moment est arrivé.

Abandonnez-vous à sa tendresse.
Le Messie technologique est arrivé(e) parmi nous.
Comme vous le voyez, c’est une femme.
Légèrement androgyne c’est vrai, mais on peut arranger ça : ce n’était que pour plaire à Platon.

L’amour universel, vous dis-je, enfin la Bonne Nouvelle Artificielle : il y en aura pour tout le monde… enfin, surtout pour les croyants qui seront au bon endroit !

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Les hommes ? Ce sont ceux qui se battent…

En concluant mon précédent billet, j’ai pensé à ce mot de Léon-Paul Fargue :

«  Dans la confusion du Jugement Dernier, quand il s’agira de séparer les hommes des taupes, des chrysanthèmes, des nuages, des aloses, des aurores ou des cascades, le fourrier et le greffier de la dernière heure s’écrieront  :
« Les hommes ? Ce sont ceux qui se battent… »

C’est ainsi qu’il conclut son « Bagarreurs », une plainte de temps de guerre qu’il inséra dans les « Déjeuners de soleil » publiés en 1942.

Adoubé « surréaliste », Léon-Paul Fargue (1876-1947) écarta cet encombrant honneur. Il continua cependant de voir André Breton, tout en restant ou devenant l’ami de tous (Mallarmé, Jarry, Henri de Régnier, Valéry, Schwob, Claudel, Debussy, Gide, Ravel, Auric et Valéry Larbaud).
Lors d’un déjeuner avec Pablo Picasso, en 1943, un AVC le rendit hémiplégique. Il écrivit cependant jusqu’à sa mort en 1947.
Poète de toujours et chroniqueur, il était le frère en écriture de Colette, une amie aussi, toute en charmes également, mais réaliste.

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Féminicides

Oui, c’est l’horreur mais, pour ne pas former de guerriers au foyer, il ne faut pas non plus faire de guerre aux frontières.
Or on veut l’un et fait l’autre.

Protester au nom des femmes, c’est bien, mais voyons au-delà. Ce n’est qu’un début, continuons le…

Pas « le combat » tout de même !
Il est temps d’inventer de nouvelles façons de faire et refaire société.

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Des pouvoirs du maire face au globalitaire

Daniel Cueff, maire de Langouët en Bretagne, est connu pour avoir promulgué un arrêté interdisant l’utilisation des pesticides à moins de 150 mètres des habitations.
La cause est sympathique et je la crois juste mais ce qui m’intéresse, c’est surtout la réponse de Daniel Cueff, le 20 juin 2019, au recours gracieux formulé par la préfète d’Îlle-et-Vilaine. Ce n’est pas une nouvelle du jour mais je n’avais pas encore lu ce texte.
Or il y a là un chef-d’œuvre d’argumentation juridique et administrative, extrêmement serrée, sur une question à grandes conséquences : la réaffirmation du local dans un réseau d’institutions économiques et juridiques sous l’emprise abusive du global, autrement dit face au “globalitaire“.

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Voter au temps des apprentis sorciers

Voici un exposé clair du raisonnement qui a été tenu par Steve Bannon pour actionner Robert Mercer, Strategic Communication Laboratories et le département spécialisé dans les élections américaines, (voire le Brexit) qui, sous la houlette d’Alexander Nix, est devenu Cambridge Analytica.

Christopher Wylie interrogé par la journaliste Carole Cadwalladr

Soit en français et en substance la recette suivante…

Briser la société en morceaux

Si vous voulez fondamentalement changer une société, et donc prendre le contrôle de sa politique, comme les options de celle-ci sont définies et stabilisées par sa culture, vous devez d’abord la briser en morceaux.
C’est ce que permet le micro-ciblage politique des éléments fragiles des processus électoraux. Sélectionnez alors dans ces éclats ceux qui entrent dans votre vision et réassemblez-les comme vous pouvez.

Cette approche dérive des travaux de l’armée française sur la « guerre psychologique » (lors de la guerre d’Indochine, puis de la guerre d’Algérie). Les AngloSaxons ensuite l’ont informatisée, diversifiée, puis généralisée par la grâce des « médias sociaux ».

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Graphistes de tous les pays, unissez-vous !

Etant des visuels, vous pensez en images. Que voyez-vous dans cette mise en parallèle ?
Cela ressemble au jeu des sept erreurs mais il y en a plus et c’est plus.
Votre art est important. Il marque les esprits et, uni à l’évènement, il arrive qu’il pénètre en profondeur dans les comportements…

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Le Capitalisme ou des oligarchies ?

François Bégaudeau parle clair. Agrégé de lettres qui a été prof et qui est aujourd’hui écrivain multicartes, il se situe dans « la gauche radicale », à la croisée de l’anarchisme et du marxisme.

Sa définition de la gauche a retenu mon attention.
« Être de gauche, c’est… penser que le capitalisme est fondamentalement destructeur et qu’il n’est pas amendable. Si vous considérez que le capitalisme est amendable, reformez le parti socialiste et puis amendez-le, puis perdez et ridiculisez les classes populaires une nouvelle fois. Non, le capitalisme n’est pas amendable. Est-ce que pour autant il est révolutionnable, est-ce qu’il est dépassable ? C’est une question mais je suis sûr qu’il n’est pas amendable. Il mènera à la destruction qui est incluse dans son programme. »

Source : Entretien Thinkerview du 18 février 2019. François Bégaudeau : Gilets Jaunes, Populisme, Bourgeois ? (circa 29’ et s.)

J’objecte à cela que « le capitalisme » est une notion abstraite, un objet imaginaire, un sac fourre-tout dans lequel on associe nombre d’acteurs et de mécanismes sociaux d’une hétérogénéité telle que toute analyse politique à son propos est inefficace ou contre-productive, comme le sont, sur le terrain moral ou religieux, les analyses qui prétendent combattre le mal, le vaincre ou limiter son action.

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Vivre et mourir de l’inégalité (les souvenirs d’enfance d’Alexandre Herzen)

Alexandre Ivanovitch Herzen (1812-1870) est le plus marquant des socialistes russes. D’origine aristocratique, il fut constamment suspecté sous Nicolas Ier et condamné à l’exil à partir de 1847. Son errance en France, en Italie, en Suisse et finalement à Londres, lui fit côtoyer les progressistes et activistes du moment.

L’échec de la révolution de 1848 et des mouvements armés associés (Pologne, Italie…) le conduisit à s’élever contre l’aventurisme (Bakounine, Herwegh) et le projet de dictature du prolétariat formulé par Marx et Engels.

Son refus de l’ordre existant était essentiellement moral, donc non-violent. Essayiste et publiciste, proche idéologiquement de Saint-Simon et Fourier, il collabora un moment avec Proudhon, puis concentra ses efforts sur la Russie (abolition du servage) en se prononçant pour un socialisme libertaire qui se développerait à partir de la commune rurale traditionnelle (mir).

Herzen influencera tous les penseurs russes non-violents du XIXe et du XXe siècle, à commencer par Tolstoï et Dostoïevski.

Journaliste d’opinion, convaincu que ses idées avaient leur source dans son expérience, il fut aussi un mémorialiste très admiré ainsi qu’un émouvant conteur. On peut en juger dans l’extrait ci-dessous du premier volume de « Passé et Méditations » (Byloie i Doumy), un recueil qui va de l’enfance à 1868.

Alexandre Herzen. Passé et Méditations (Byloie i Doumy)
Présenté, traduit et commenté par Daria Olivier.
Éditions L’Âge d’Homme (1974. 470 p.)
Ch. II. pp. 57-72.

[Cet ouvrage est malheureusement épuisé. Pourtant, il touche tous les lecteurs capables d’entrer dans un « grand roman », particulièrement ceux qui perçoivent combien le XIX° siècle éclaire notre temps. Avis aux éditeurs : le Passé et méditations d’Alexandre Herzen mérite une édition en poche ou dans LA COLLECTION BOUQUINS.

Des intertitres ont été introduits sur ce blog.]

Il y a là un témoignage intime sur la vie d’une famille moscovite sous Alexandre Ier. On y voit ce que les extrêmes inégalités font aux personnes, maîtres et serfs domestiques en l’occurrence. C’est touchant, juste, sensible et révoltant.

Pourquoi lire Herzen aujourd’hui ?

Pour sentir au plus nu.
C’est vital parce que l’histoire va en spirale.
Les gilets jaunes, sans-papiers, réfugiés, clochards et handicapés d’aujourd’hui n’ont pas le statut des serfs de la vieille Russie, c’est vrai, mais ils sont le nom pour nous des inégalités et, plus que jamais, nous les voyons.

Ces inégalités, des chiffres les mesurent, des images les exposent et, à chaque instant, la même question se pose : jusqu’où ?
Ça craque de partout, la fragilité systémique du monde contemporain saute aux yeux.
Sous le regard de l’enfant Herzen, c’était celle de l’empire. Nous savons ce qu’il est devenu…

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Sagesse de Notre-Dame

Ce soir-là, François Cheng fut pour nous le Sage qui, dans l’assemblée respectueuse que porte un sentiment commun, reçoit la parole qu’on lui rend et, tout en mots et en silence exacts, donne enfin voix à ce qui est : voix de la grande mémoire, de la grande émotion, de la grande unité.

Notre-Dame et Victor Hugo, banalisés depuis toujours, nous les connaissions trop et c’est pourquoi, ce soir-là, nous errions dans les espaces inusuels du mythe et de la haute poétique.

Bénie soit la France qui a su accueillir en son sein ce sage d’un autre monde et faire place à François Cheng, ce vieil érudit chinois, pour qu’il nous dise ce qui, dans l’ordinaire des vies intéressées, nous dépasse et nous manque.N.B. Le nom d’auteur de François Cheng en chinois, Chéng Bàoyī  : 程抱一 signifie « Qui embrasse l’Unité ».

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Y’a pas l’feu ? Mais si !

L’incendie de Notre-Dame est le troisième du genre.

1. Les aspects techniques

Deux autres catastrophiques restaurations de charpente l’ont précédé.

La première fois (la cathédrale de Nantes en 1972), c’est une erreur.

La deuxième fois (la basilique de Nantes en 2015), ça montre qu’on n’a toujours pas compris.

Ce n'est pas un problème de surveillance...
« Une première alerte incendie s'est déclenchée à 18 h 20, a indiqué le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, lors d'un point presse ce mardi midi. Elle a été « suivie d'une procédure de levée de doute, mais aucun départ de feu n'a été constaté ». Une deuxième alerte se déclenche peu avant 19 heures, et cette fois, le feu est « constaté au niveau de la charpente.
Des pompiers de service sont présents 24 heures sur 24 dans la cathédrale, en complément du système de détection d'incendie, comme l'explique l'architecte en chef des monuments historiques dans un entretien au Point. Ils « montent trois fois par jour sous la charpente pour voir l'état des lieux, donc elle est surveillée », a précisé sur France Inter le recteur de la cathédrale, Mgr Chauvet. « Au niveau de la sécurité, je ne crois pas qu'on pouvait faire plus », estime-t-il.

C'est donc ailleurs qu'il faut chercher...
Voici une explication technique plausible et, je crois, importante (merci à Jean-François Raux de me l'avoir fait découvrir, bien que je n'en connaisse l'auteur):
« On soude des éléments métalliques tels que chéneaux en zinc, posés sur des éléments de charpente en bois, qui sont portées localement à plus de 270°. Même à l'abri de l'air, une réaction de pyrolyse démarre, et continue silencieusement, car exothermique. Cette réaction progresse dans la pièce de bois et gagne de proche en proche jusqu'à atteindre une partie exposée à l'air, ce qui permet enfin à la fumée de s'échapper. Il est alors trop tard pour éviter l'incendie car cette fumée remplie de radicaux libres s'enflamme alors immédiatement (tétraèdre du feu). Ce processus reste discret avant l'éclatement de l'incendie, puisqu'aucune fumée ne pouvait s'échapper avant que la pyrolyse (dite encore improprement « combustion lente » ou sans flamme) atteigne une partie exposée à l'oxygène de l'air.
C'est aussi ce qui explique que ce type d'incendie éclate avec retard, c'est-à-dire jusqu'à plusieurs heures après la cessation des travaux. »
N.B. Le même auteur mentionne comme incendies similaires le château de Mesnières-en-Braye (2004) et l’hôtel Lambert (2013).

La troisième fois, c’est une faute et la question se pose alors : qui l’a commise et pourquoi ?

2. La désaffection des “communs”

Pour Notre-Dame, on trouvera peut-être des lampistes, mais la raison est budgétaire : trop peu d’argent, trop tard et, finalement, ce sera beaucoup plus.

Pourquoi ? Continuer la lecture de « Y’a pas l’feu ? Mais si ! »

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The Great Fire of Notre-Dame

My wife and I are quite surprised to see how moving is such an event for us.

The tender memories we have inside and around Notre-Dame are not enough to explain that emotion. More than personal,  it’s a collective one, shared by Parisian, French, Christian, European, Occidental people. We have received mails from all over the world.

It has to do with the historical and the symbolic charge of such a monument but also to the fact that, from everywhere in the world everyone saw the spectacular burning of a “common house“.

A common house was burning yesterday night, as an evocation of all the destroyed common houses, including the recent killing spree in New Zealand Christchurch’s mosques.

Happily it was an accident that caused this 4/15 catastrophe, not a combination of wills to destroy as in 9/11, that open door to hell, but there is a common factor between the two catastrophes: Notre-Dame de Paris has been ruined by a miscalculated maintenance program. I believe we will soon discover how they foolishly spared money on some security measures.

The great fire of Notre-Dame will not trigger a war.
I would like it to trigger more shared concern for the Commons.

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Les Années (Annie Ernaux, 2008, 256 p.)

Sommaire à la suite de mauvaises pioches avec Annie Ernaux – j’avais lu à leur sortie La Place (1983) et Passion Simple (1992) – je l’avais classée dans la catégorie des écrivains minimalistes incapables de fournir mieux qu’une LMI (Lecture Minimum d’Insertion) aux incultes en mal de coups d’œil sur ce qui s’écrit aujourd’hui.

Cette réaction m’a fait tomber dans l’extrême inverse : c’est avec dix ans de retard que je découvre Les Années (2008) que je tiens désormais pour avoir été le grand livre féminin de la seconde moitié du XXe siècle (1940-2006), tableau plutôt que roman, paysage d’une époque avec la narratrice en creux, un récit transverse dans la ligne du « The Years » de Virginia Woolf  qui, lui, portait sur la période 1870-1920.

D’un autre milieu et d’une autre histoire, j’ai lu ce témoignage de femme avec un regard d’homme et le « tout contre » qu’on nous attribue mais en m’y retrouvant aisément : son « elle » impersonnel se situe dans mon pays et dans mon temps. Les mots et les choses qui l’ont traversée m’ont touché moi aussi, au minimum effleuré. Jamais ils ne me sont étrangers Continuer la lecture de « Les Années (Annie Ernaux, 2008, 256 p.) »

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La compassion ? Oui, mais ce n’est pas une excuse

« Angoisse de vie ? » interroge un lecteur de ce blog.
Quand je cherche en moi ce qui pourrait me tenailler, je vois deux élans, deux forces.

La première, pour la dire en un mot, serait la compassion à laquelle le mot d’ordre « dépasser les conflits inutiles et réduire les souffrances évitables » donne une forme active.

La seconde est la curiosité, qui est désir et joie de comprendre avec, par en dessous, la souffrance, si violemment ressentie dans le passé mais si fréquemment rencontrée aussi, même aujourd’hui, de ne pas avoir vu à temps, de ne pas avoir compris quand il était encore possible d’agir, de me découvrir avoir été et être encore complice du malheur du monde avec, par dessus, la colère de m’être « fait avoir ».

Deux faces en somme d’une même expérience : ne craignant pas pour moi, je suis sensible au malheur d’autrui et, sinon, ce qui est plus commun, j’ai simplement plaisir à interagir avec mes semblables. Continuer la lecture de « La compassion ? Oui, mais ce n’est pas une excuse »

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Aveugles virilités

Courte leçon animale pour les jeunes mâles et les grands chefs:
voyez ici le spectacle de deux mâles en concurrence pour deux femelles…
L’un y perdra la vie, l’autre l’honneur et les femelles.

Moralité
Bien réfléchir avant d’engager le combat.
On peut s’y risquer comme un jeu mais n’oublions pas
que, si le but est de gagner, la victoire est au-delà de l’adversaire…
ainsi que le vrai danger, celui qu’on doit fuir à tout prix.

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