Les priorités que nous enseigne le confinement


3 milliards de personnes Ͼonfinées dans le monde, un traumatisme planétaire, toutes des situations bien différentes et pourtant des intérêts Ͼommuns synchronisés par un événement planétaire, peut-être périodique…
Des formations politiques naîtront un peu partout qui mettront au Ͼentre les préoccupations collectives nées du Ͼonfinement.
Peut-être se reconnaîtront-elles dans ce symbole oublié mais si parlant, universel même en ces temps de Ͼommunication digitale : on le trouve sur tous nos Ͼlaviers. C’est le sigma lunaire pointé des Grecs, soit dans nos traitements de texte, le Ͼaractère O3FE de l’ Unicode hexadécimal : Ͼ .

Nous nous sommes organisés pour optimiser en fonction de ce qui est le plus probable, et donc le plus profitable, sans tenir compte de ce qui est le plus dangereux, qui pourrait nous tuer.
Mais on vit mal dans la crainte, tandis que le désir est promesse de joie. Nous préférons donc parier que tout ira bien, et tant pis pour ceux qui n’ont pas de chance.
C’est aussi ce que pensent les pauvres. Ils prennent ce qu’on leur laisse. Il est rationnel pour eux de vivre et planter sur les flancs du volcan parce que la terre y est meilleure qu’ailleurs mais, à la catastrophe, on s’étonne : qu’allaient-ils donc faire là ?

Mais n’est-il pas évident que, manque de masques, manque de lits, manque d’hôpitaux, manque de recherche, nous pensons comme eux ?
Que sommes-nous donc allés faire dans cet avenir insupportable ?

S’envoler, c’était le rêve d’Icare mais, sans parachute, c’était déraisonnable.

Or l’homme ne fait rien d’important sans coopération et ne saurait coopérer intelligemment sans réciprocité.
Quand il s’agit de faire plus, on parle d’esprit d’entreprise.
Quand il s’agit de parer aux risques, on parle de solidarité.

Réimaginer, repenser, redessiner nos solidarités, favoriser toutes celles qui s’amorcent, telles sont les priorités que nous enseigne le Ͼonfinement.

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Quand vous sortirez du confinement…

Illustration dérivée d’un article “frère” qui suggère le Projet d’une grande Transition vers une société du bien vivre

que ferez-vous ? que ferons-nous ?

Pendant le cloisonnement, on a le temps d’y réfléchir.
En guise de lecture pour temps d’épidémie, puisque nous disent nos dirigeants “nous sommes en guerre“, méditons la proposition que Marcel Mauss faisait au lendemain d’une vraie guerre, “la Grande” qui aurait dû être la “der des der“…

et si c’était Table Ronde ?

Les sociétés ont progressé dans la mesure où elles-mêmes, leurs sous-groupes et enfin leurs individus, ont su stabiliser leurs rapports, donner, recevoir, et enfin, rendre.

Pour commercer, il fallut d’abord savoir poser les lances. C’est alors qu’on a réussi à échanger les biens et les personnes, non plus seulement de clans à clans, mais de tribus à tribus et de nations à nations et – surtout – d’individus à individus.
C’est seulement ensuite que les gens ont su se créer, se satisfaire mutuellement des intérêts, et enfin, les défendre sans avoir à recourir aux armes. C’est ainsi que le clan, la tribu, les peuples ont su – et c’est ainsi que demain, dans notre monde dit civilisé, les classes et les nations et aussi les individus, doivent savoir – s’opposer sans se massacrer et se donner sans se sacrifier les uns aux autres. C’est là un des secrets permanents de leur sagesse et de leur solidarité.

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Revenir au réel

(Peintures de Joel Rea)

Amis idéalistes, examinons nos réactions aux désastres annoncés.
Pour nous y opposer, nous écrivons sur le permis et l’interdit, sur les principes à adopter, les règles à mettre en place, les idées à répandre.

Ne voyez-vous pas qu’il est vain de se dresser, vaillant huissier, à la porte de l’ouragan pour lui lire ses droits avant saisie ?

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De la France au Sahel et des prétendues forces du bien

Après sept ans de guerre, l’échec est évident sur tous les plans.
On pouvait le prévoir dès le départ mais, quand la France (l’Assemblée nationale, les élus, nous tous), s’est découverte en guerre, c’était trop tard.
Ce 11 février 2013, notre président l’avait décidé en toute illégalité.
Sur un appel au secours du président malien par intérim, Dioncounda Traoré, François Hollande tranche « en quelques minutes » comme il l’avoue dans ses « Leçons du pouvoir » (Stok 2018, 415 p.) : « Seule une intervention de la France peut arrêter » la colonne djihadiste qui fonce vers Bamako.
Les frappes aériennes ne suffiront pas, il faut des troupes au sol.
Il appelle cela « intervention ». C’est une guerre.

Pour quelles raisons la décide-t-il ?

François Hollande se dit avoir été « bouleversé » par le SOS qu’on lui adresse au nom d’un “peuple martyrisé ». Mais la sensiblerie, ce n’est pas ce qu’on demande à un président, ni qu’à ses yeux sous un prétexte humanitaire « la raison d’État pèse peu face à la détresse ».

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Dans l’avant-guerre de ce temps…

C’était en fond de crise, en 1935, entre-deux-guerres, une avant-guerre toute hérissée de monuments aux morts (nous n’en érigeons plus : les morts que nous faisons, nous les noyons, nous les incinérons ou les pulvérisons), et Malraux, lui, rêvant résurrections, vers les statues aux yeux blancs, avançait à tâtons…

« Une œuvre d’art, c’est un objet, mais c’est aussi une rencontre avec le temps. Et je sais bien que nous avons découvert l’histoire. Les œuvres qui passaient de l’amour au grenier peuvent passer de l’amour au musée, mais ça ne vaudra pas mieux.
Toute œuvre est morte quand l’amour s’en retire.

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Voter au temps des apprentis sorciers

Voici un exposé clair du raisonnement qui a été tenu par Steve Bannon pour actionner Robert Mercer, Strategic Communication Laboratories et le département spécialisé dans les élections américaines, (voire le Brexit) qui, sous la houlette d’Alexander Nix, est devenu Cambridge Analytica.

Christopher Wylie interrogé par la journaliste Carole Cadwalladr

Soit en français et en substance la recette suivante…

Briser la société en morceaux

Si vous voulez fondamentalement changer une société, et donc prendre le contrôle de sa politique, comme les options de celle-ci sont définies et stabilisées par sa culture, vous devez d’abord la briser en morceaux.
C’est ce que permet le micro-ciblage politique des éléments fragiles des processus électoraux. Sélectionnez alors dans ces éclats ceux qui entrent dans votre vision et réassemblez-les comme vous pouvez.

Cette approche dérive des travaux de l’armée française sur la « guerre psychologique » (lors de la guerre d’Indochine, puis de la guerre d’Algérie). Les AngloSaxons ensuite l’ont informatisée, diversifiée, puis généralisée par la grâce des « médias sociaux ».

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Graphistes de tous les pays, unissez-vous !

Etant des visuels, vous pensez en images. Que voyez-vous dans cette mise en parallèle ?
Cela ressemble au jeu des sept erreurs mais il y en a plus et c’est plus.
Votre art est important. Il marque les esprits et, uni à l’évènement, il arrive qu’il pénètre en profondeur dans les comportements…

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Le Capitalisme ou des oligarchies ?

François Bégaudeau parle clair. Agrégé de lettres qui a été prof et qui est aujourd’hui écrivain multicartes, il se situe dans « la gauche radicale », à la croisée de l’anarchisme et du marxisme.

Sa définition de la gauche a retenu mon attention.
« Être de gauche, c’est… penser que le capitalisme est fondamentalement destructeur et qu’il n’est pas amendable. Si vous considérez que le capitalisme est amendable, reformez le parti socialiste et puis amendez-le, puis perdez et ridiculisez les classes populaires une nouvelle fois. Non, le capitalisme n’est pas amendable. Est-ce que pour autant il est révolutionnable, est-ce qu’il est dépassable ? C’est une question mais je suis sûr qu’il n’est pas amendable. Il mènera à la destruction qui est incluse dans son programme. »

Source : Entretien Thinkerview du 18 février 2019. François Bégaudeau : Gilets Jaunes, Populisme, Bourgeois ? (circa 29’ et s.)

J’objecte à cela que « le capitalisme » est une notion abstraite, un objet imaginaire, un sac fourre-tout dans lequel on associe nombre d’acteurs et de mécanismes sociaux d’une hétérogénéité telle que toute analyse politique à son propos est inefficace ou contre-productive, comme le sont, sur le terrain moral ou religieux, les analyses qui prétendent combattre le mal, le vaincre ou limiter son action.

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The Great Fire of Notre-Dame

My wife and I are quite surprised to see how moving is such an event for us.

The tender memories we have inside and around Notre-Dame are not enough to explain that emotion. More than personal,  it’s a collective one, shared by Parisian, French, Christian, European, Occidental people. We have received mails from all over the world.

It has to do with the historical and the symbolic charge of such a monument but also to the fact that, from everywhere in the world everyone saw the spectacular burning of a “common house“.

A common house was burning yesterday night, as an evocation of all the destroyed common houses, including the recent killing spree in New Zealand Christchurch’s mosques.

Happily it was an accident that caused this 4/15 catastrophe, not a combination of wills to destroy as in 9/11, that open door to hell, but there is a common factor between the two catastrophes: Notre-Dame de Paris has been ruined by a miscalculated maintenance program. I believe we will soon discover how they foolishly spared money on some security measures.

The great fire of Notre-Dame will not trigger a war.
I would like it to trigger more shared concern for the Commons.

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Aveugles virilités

Courte leçon animale pour les jeunes mâles et les grands chefs:
voyez ici le spectacle de deux mâles en concurrence pour deux femelles…
L’un y perdra la vie, l’autre l’honneur et les femelles.

Moralité
Bien réfléchir avant d’engager le combat.
On peut s’y risquer comme un jeu mais n’oublions pas
que, si le but est de gagner, la victoire est au-delà de l’adversaire…
ainsi que le vrai danger, celui qu’on doit fuir à tout prix.

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Vouloir ne pas voir

Il y a des images de fin du monde dans leurs yeux et dans leurs témoignages. L’horreur a bien d’autres visages mais il est rare qu’on y survive.
Écoutez et voyez les marins britanniques vétérans des essais nucléaires dans le Pacifique. Simples opérateurs de grands desseins criminels, ils n’étaient pas la cible et n’ont participé au désastre que de loin.
Ordre leur fut donné de ne pas voir, d’enfouir le visage dans le coude.
D’autres mirent les mains sur les yeux. Ils virent, non pas l’explosion, mais le squelette de leurs doigts. L’image de leur propre mort imprimée au fond du crâne, ils sont toujours là mais, malgré la distance et après tant d’autres déjà morts, affectés des maux de l’irradiation. Continuer la lecture de « Vouloir ne pas voir »

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La civilisation comme illusion (1)

Paul Valéry en 1893

Valéry est un de mes frères en pensée.
À vingt ans comme lui (qui en avait vingt-trois quand il écrivit sa « Soirée »), je me suis rêvé en Monsieur Teste.
Ce “frère”, je le suis resté. Comme Teste, « je me suis préféré » et je n’ai jamais été possédé par « la niaise manie » de mon nom.

De Paul Valéry (1871-1945), c’est moins sûr. Il a donné au public « le temps qu’il faut pour se rendre perceptible » et moi, bon public, j’ai suivi, l’âme vague, ses mystères poétiques.
L’âme vague peut-être mais le cœur froid, ce qui m’a fait préférer Georges Brassens, l’autre poète de Sète. D’où le grand rire qui m’a saisi lorsque j’ai découvert les efforts du colonel Godchot : « Essai de traduction en vers français du « Cimetière marin de Paul Valéry » (1933).

Tout cela n’en est pas moins maigre et sec. C’est donc à un autre Valéry que je reviens (mais je le fais tous les dix ans peut-être, à chaque étape de ma méditation politique), à l’auteur non d’une œuvre mais d’un vertigineux incipit :
« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. »

Je viens de relire ses « Essais quasi politiques » et certains de ses textes sur l’histoire. Sous le lien que voici, vous trouverez les extraits que j’en garde. Je vous les recommande.

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Changer de paradigme, pourquoi ? (Christian Comeliau)

Cette note s’inscrit dans une série d’échanges récents que j’ai eus avec Pierre NICOLAS pour essayer de préciser le contenu que nous voulons donner à la recherche sur « le changement de paradigme ». Nous sommes tous deux d’accord sur la nécessité d’une réflexion approfondie sur ce thème ; mais nous ne lui donnons pas exactement le même contenu.
Les quelques lignes ci-dessous essaient de mieux expliquer le contenu que je souhaite donner à cette notion.

Voir infra les ouvrages disponibles de Christian Comeliau

Pour tenter d’illustrer la nécessité de cette réflexion de manière concrète, je prends comme point de départ un évènement récent survenu en France et abondamment commenté dans la presse, à savoir la démission de Nicolas Hulot de son poste de Ministre de la Transition Ecologique dans le gouvernement d’Edouard Philippe. Je ne reviens pas sur les détails de cet évènement, dont les grandes lignes sont bien connues, et je me borne à en esquisser trois caractéristiques qui me paraissent utiles lorsqu’il s’agit de définir la recherche évoquée ici.

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Propositions pour un nouveau paradigme

Lorsque, en septembre 2001, le World Trade Center s’est effondré, j’étais depuis six mois retiré de la vie des affaires et désireux de me consacrer à « l’écriture », dans deux domaines : la philosophie politique et le roman.
Depuis, j’ai produit des milliers de pages, plus soucieux de contenus que de publications…
Politiquement, il m’a longtemps semblé que quelque chose pouvait m’échapper qui serait susceptible de changer les proportions de ce que j’avais conçu. J’ai donc avidement suivi l’actualité à la recherche de processus que j’aurais négligés mal compris.Cette incertitude et des contraintes d’ordre personnel m’ont fait différer le « bouclage » du roman, une vaste saga historique dont la trame définitive est structurée par le travail philosophique.
C’est parce que celui-ci était stabilisé que, début 2018, à la faveur d’une amicale invitation, je me suis associé au mouvement convivialiste.

Dix ans plus tôt, à la faveur d’un échange sur les conséquences (intellectuelles) à tirer de l’écroulement des tours du World Trade Center, j’écrivais :

« La question est de savoir s’il y a lieu ou pas de changer de paradigme et comment.
Quand cela se fait, c’est toujours pour des raisons idéologico-politiques ET sur des faits dont on ne peut rendre compte dans le paradigme précédent.
L’écroulement des tours et immeubles 1, 2 et 7 du World Trade Center est un groupe de faits de cet ordre.
Reste à élaborer ce nouveau paradigme.
Il peut être suggéré « artistiquement » et développé intellectuellement, mais ne peut se constituer que par un processus collectif. »

Il me semble – du moins, je l’espère – être parvenu au début de ce processus collectif. Continuer la lecture de « Propositions pour un nouveau paradigme »

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Changer de paradigme politique

C’était il y a dix ans, le 6 octobre 2008, dans la suite de réflexions suscitées par un autre anniversaire du « 11 septembre ».
Avec l’un de mes correspondants, je faisais le point sur l’incohérence des thèses officielles concernant l’écroulement des tours du World Trade Center sept ans avant, et sur les lacunes des thèses alternatives.

« La question, disais-je, est de savoir s’il y a lieu ou pas de changer de paradigme et comment.
Quand cela se fait, c’est toujours à la fois pour des raisons idéologico-politiques ET sur des faits dont on ne peut rendre compte dans le paradigme précédent.
L
’écroulement des tours et immeubles 1, 2 et 7 du World Trade Center est un groupe de faits de cet ordre.
Reste à élaborer ce nouveau paradigme. Continuer la lecture de « Changer de paradigme politique »

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L’ostracisme, un vice démocratique

L’ostracisme est aujourd’hui manifeste un peu partout. Dans les vieilles « démocraties », il choque plus qu’ailleurs parce qu’on l’y croit contraire aux valeurs fondatrices.
C’est faux.

Pour deux raisons…
La première est que les « démocraties » existantes sont d’abord des « républiques aristocratiques », c’est-à-dire des territoires, des ressources et des populations sous la gouverne d’une « élite » auto-instituée vouée à la préservation de ses intérêts collectifs.
La seconde est que cette élite contrôle la « Cité » en s’alliant « le peuple » au nom duquel, « démocratiquement », elle gouverne. Encore faut-il donner à ce peuple cette apparence de souveraineté qui permet, au “great American people” par exemple (insister sur “great”), d’en déléguer l’exercice à l’élite qui prétend le représenter.  Les procédures électorales et le dispositif constitutionnel sont ici doublés d’une coalescence entre un petit nombre de “dirigeants charismatiques” et « la foule ». Celle-ci, manipulable et méprisée, crainte et souvent misérable, ne tient comme “peuple” (remplissant sa fonction conservatrice) qu’à condition de réactiver périodiquement la distinction nous vs eux qui la fait consister, malgré sa diversité objective et ses dissensions internes.

Fragile alliance donc qu’un échec ou une crise suffisent à mettre en cause. D’où la nécessité où se trouvent les gouvernants insécures de se doter d’une politique d’ostracisme externe (l’ennemi, héréditaire ou cisconstanciel) et interne (les « moins que rien » qui tirent de la Cité des avantages indus). Continuer la lecture de « L’ostracisme, un vice démocratique »

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Les méfaits sexuels du clergé, un vice systémique

Ne nous trompons pas sur l’importance de la crise en cours.
Les faits sont énormes (nature, nombre et durée des méfaits perpétrés par des religieux couverts par la hiérarchie catholique) et ceux qu’on tient aujourd’hui pour établis sont manifestement peu de choses par rapport à ceux qui restent à exhumer.

Voir ci-après...
1. Statement of Catholic Theologians, Educators, Parishioners, and Lay Leaders On Clergy Sexual Abuse in the United States
2. Lettre du Pape François au Peuple de Dieu
3. The Grand Jury Report
4. This Church is a Criminal Enterprise
Les deux premiers textes sont superbes.Ils n'effacent rien des affligeants témoignages qui suivent et qui, en vérité, les ont déclenchés.

Les dégâts, pour les victimes, sont irréparables quelle que soient la reconnaissance et les compensations qu’ils pourraient obtenir.
Quand à l’institution ecclésiale enfin, sa ruine est en vue : désaffection des croyants, chute des vocations, abandons de poste, charge écrasante des réparations.
Pour l’Église elle-même, pourtant, il y a plus grave encore : la mise en cause du principe d’autorité qui la fonde en tant qu’institution. Continuer la lecture de « Les méfaits sexuels du clergé, un vice systémique »

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The Nobel Peace Prize should go to Wikipedia…

either directly, to acknowledge the exceptional contribution of that collective movement,
or indirectly through its founder (Jimmy Wales) or co-founders (Jimmy Wales and Larry Sanger).
No need to say more if you have any idea about what is and should be the Nobel Peace Prize and Wikipedia. Continuer la lecture de « The Nobel Peace Prize should go to Wikipedia… »

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Les USA ont tout ce qu’il faut pour prévaloir mais, relativement, ils pèsent moins

Les dépenses d’armement des USA impressionnent mais, par rapport au reste du monde, elles baissent (80% en 1949, 65% en 1959, 62% en 1969, 38% en 1979, 35% en 1989, 39% en 1999, avec un pic à 44% en 2002-2006, et 36% en 2017) alors que, depuis 30 ans, leur part dans la production (ou la captation) de richesses stationne aux alentours de 25%

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