50 ans après Mai 68, Badiou fait le bilan

Mai 68 fait image en France, donc jalon. Pour les enfants du “baby boom“, ce fut, en politique, la fête initiatique.
Je suis l’un d’eux : avant, j’étais seul ; après, je fus dans le monde avec, souvent, des envies de retrait.
Le cinquantenaire de ce Mai a maintenant passé, comme les cinquante ans de contemporanéité qu’il signe avec ceux que le moment lançait, eux aussi, dans l’arène ou la marge.
Le philosophe Alain Badiou fut l’un d’eux, qu’on côtoya sans le vouloir, impérieuse occasion de questions à travailler, Continuer la lecture de « 50 ans après Mai 68, Badiou fait le bilan »

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Jamais un scandale n’abolit l’esclavage (Rome 326 av. J.-C.)

Mohamed Bouazizi

On se souvient de Mohamed Bouazizi, ce jeune vendeur tunisien dont l’immolation en 2010 parut déclencher le printemps arabe.
Nous savons aujourd’hui la part de mythe qui s’est logée dans cette histoire et c’est pour elle qu’on la raconte encore. Pour protéger, non « la révolution » mais les acquis : le nouvel « ordre » et surtout les désordres dont il est l’alibi.

Les victimes innocentes, ordinairement on les oublie.
Il n’y a donc pas de scandale innocent.
Ceux qui changent l’ordre établi sont orchestrés par de grands intérêts.

Ce mécanisme est de toujours. Continuer la lecture de « Jamais un scandale n’abolit l’esclavage (Rome 326 av. J.-C.) »

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Vade retro poesia !

Cette mauvaise herbe, elle pousse aux franges de la Cité comme entre les pavés.
Parole naissante, elle fait désordre et c’est pourquoi Platon la honnissait, mais elle fait vie aussi.
Cet art mêlé du Oui et du refus se répand chaque fois qu’un quelconque a mal à se faire entendre.
Il sait pourtant les mots de l’interstice et si enfin, sortant des bas-côtés, il trouve place, il donne racine à la mémoire et, beau comme le lierre ornant les vieilles pierres, on le célèbre dans la communauté.
Toujours le cri, la plainte et le désir mais désormais dans les anthologies avec parfois en rite d’espoir entre deux guerres, une cérémonie.

C’est ainsi qu’on vient à Tunis, aux lendemains désolés de trop fameux printemps, de réunir un peu tous les poètes d’outre-méditerranée. Continuer la lecture de « Vade retro poesia ! »

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