Voter au temps des apprentis sorciers

Voici un exposé clair du raisonnement qui a été tenu par Steve Bannon pour actionner Robert Mercer, Strategic Communication Laboratories et le département spécialisé dans les élections américaines, (voire le Brexit) qui, sous la houlette d’Alexander Nix, est devenu Cambridge Analytica.

Christopher Wylie interrogé par la journaliste Carole Cadwalladr

Soit en français et en substance la recette suivante…

Briser la société en morceaux

Si vous voulez fondamentalement changer une société, et donc prendre le contrôle de sa politique, comme les options de celle-ci sont définies et stabilisées par sa culture, vous devez d’abord la briser en morceaux.
C’est ce que permet le micro-ciblage politique des éléments fragiles des processus électoraux. Sélectionnez alors dans ces éclats ceux qui entrent dans votre vision et réassemblez-les comme vous pouvez.

Cette approche dérive des travaux de l’armée française sur la « guerre psychologique » (lors de la guerre d’Indochine, puis de la guerre d’Algérie). Les AngloSaxons ensuite l’ont informatisée, diversifiée, puis généralisée par la grâce des « médias sociaux ».

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Graphistes de tous les pays, unissez-vous !

Etant des visuels, vous pensez en images. Que voyez-vous dans cette mise en parallèle ?
Cela ressemble au jeu des sept erreurs mais il y en a plus et c’est plus.
Votre art est important. Il marque les esprits et, uni à l’évènement, il arrive qu’il pénètre en profondeur dans les comportements…

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L’ostracisme, un vice démocratique

L’ostracisme est aujourd’hui manifeste un peu partout. Dans les vieilles « démocraties », il choque plus qu’ailleurs parce qu’on l’y croit contraire aux valeurs fondatrices.
C’est faux.

Pour deux raisons…
La première est que les « démocraties » existantes sont d’abord des « républiques aristocratiques », c’est-à-dire des territoires, des ressources et des populations sous la gouverne d’une « élite » auto-instituée vouée à la préservation de ses intérêts collectifs.
La seconde est que cette élite contrôle la « Cité » en s’alliant « le peuple » au nom duquel, « démocratiquement », elle gouverne. Encore faut-il donner à ce peuple cette apparence de souveraineté qui permet, au “great American people” par exemple (insister sur “great”), d’en déléguer l’exercice à l’élite qui prétend le représenter.  Les procédures électorales et le dispositif constitutionnel sont ici doublés d’une coalescence entre un petit nombre de “dirigeants charismatiques” et « la foule ». Celle-ci, manipulable et méprisée, crainte et souvent misérable, ne tient comme “peuple” (remplissant sa fonction conservatrice) qu’à condition de réactiver périodiquement la distinction nous vs eux qui la fait consister, malgré sa diversité objective et ses dissensions internes.

Fragile alliance donc qu’un échec ou une crise suffisent à mettre en cause. D’où la nécessité où se trouvent les gouvernants insécures de se doter d’une politique d’ostracisme externe (l’ennemi, héréditaire ou cisconstanciel) et interne (les « moins que rien » qui tirent de la Cité des avantages indus). Continuer la lecture de « L’ostracisme, un vice démocratique »

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Les Amis de la Paix 3 – Désarmer pour FAIRE la paix

Toutes les questions (et à peu près toutes les solutions) liées au désarmement furent explorées au cours du Congrès international des Amis de la Paix universelle réuni à Paris en 1849. Nous savons leur peu d’effet.

Ce rêve remonte à loin. Citons par exemple canon 39 du Deuxième concile de Latran (1139) : « Nous défendons sous peine d’anathème que cet art meurtrier et haï de Dieu qui est celui des arbalétriers et des archers soit exercé à l’avenir contre des chrétiens et des catholiques ».
Ce qui mettra fin à l’arbalète comme arme de guerre, c’est l’arme à feu !

Autre exemple…
L’interdiction des tournois (canon 14) sous peine de se voir refuser la sépulture chrétienne n’a pas eu plus d’effet. Si la pratique a disparu, c’est trois siècles plus tard en France parce que le roi Henri II de Valois mourut en 1559 des suites de la joute qu’il avait organisée pour célébrer la paix de Cateau-Cambrésis. Il entendait montrer qu’il avait toujours “bon ceur” (à se battre) alors que le traité qu’il venait de signer mettait fin de ses ambitions italiennes. Cette réconciliation entre la France et l’Espagne ne fit évidemment qu’armer le ressort conflictuel qui conduit un siècle et demi après au Grand Dessein” d’Henri IV. Continuer la lecture de « Les Amis de la Paix 3 – Désarmer pour FAIRE la paix »

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Détruire Mari, d’où nous venons

Retenons des frappes conjointes des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France que ces trois membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU continuent de parader dans les ruines syriennes pour y faire parade, urbi et orbi, de leur (ir)résolution.
Emmanuel Macron nous l’a expliqué ce dimanche 15 avril  : « Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté » (12’), puis il a précisé sa pensée (12’ 40’’) : « Nous (la France) avons ré-acquis de la crédibilité à l’égard des Russes ».
Le prix de l’opération ? Le maintien des troupes américaines en Syrie. Jusqu’à ce qu’il n’y reste plus pierre sur pierre ?
Et tout cela pour que trois mal élus (Trump, May, Macron) s’essayent à jouer dans la cour des « grands » ?
À qui fera-t-il croire, notre « Emmanuel », que « Dieu est avec nous » et que son but est de « construire une solution durable pour le peuple syrien » (13’) ?

Comme les réfugiés, c’est de Syrie que nous venons

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